Lot 176

1932 Bugatti Type 55 Roadster in the style of Jean Bugatti

France | Paris, France

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Chassis No.
55219
Engine No.
(See Text)
Gearbox No.
11
Differential Housing
11
Documents
US Title
To be offered on Wednesday, 1 February 2023
  • One of 38 Bugatti Type 55s produced
  • Raced in the summer of 1932 at Automobile Club of Luxembourg events
  • First bodied with Pritchard & Demollin four-seat cabriolet coachwork
  • Painstakingly reunited with many of its important matching-numbers components by the consigning owner
  • Accompanied by reports from Bugatti historian David Sewell
  • L'une des 38 Bugatti Type 55 produites
  • Engagée pendant l'été 1932 dans des manifestations de l'Automobile Club du Luxembourg
  • Initialement carrossée par Pritchard & Demollin en cabriolet quatre places
  • Minutieusement dotée par son vendeur de nombreux composants d'importance à numéro concordant
  • Proposée avec des rapports de David Sewell, l'historien de Bugatti
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Like many premier automakers in the early-20th Century, Bugatti used its success in competition to elevate the profile of its road cars. In the case of the Type 55, introduced by Bugatti in 1932, the ties to motorsport were quite explicit: it was a direct descendent of the Type 51 race car, and was similarly powered by a supercharged 2.3-litre dual-overhead-cam inline-eight. The 38 Type 55 Bugattis produced typically wore sporting bodywork—often open-topped—that further emphasised the model’s racing roots.

According to the report by marque expert David Sewell, the Swiss Bugatti Agent Bucar of Zurich ordered chassis 55219 in the winter of 1932 on behalf of their client Mr. Edmond Reiffers, a notary in the city of Luxembourg. Once completed later that spring, a factory employee delivered the unbodied chassis with a temporary seat to the border just 160 kilometres away from the factory.

Mr. Reiffers intended to commission coachwork of his own choosing for the car—but not before one of his three sons, Ernest, entered the chassis with only a bonnet, headlights, and seat in several local events organized by the Automobile Club of Luxembourg. Finally, in October of the same year, Pritchard & Demollin of Angleur, Belgium constructed a four-seat cabriolet body for the Type 55.

In 1938, the car was sold to industrialist Rudi Cloos, a fellow resident of Luxembourg. However, the Bugatti changed hands two more times in the following two years within the Grand Duchy before being hidden away during the war. When peace finally arrived in 1945, the vehicle was unearthed and registered to Pierre Schickes, an electrician. Unfortunately, the Bugatti would suffer front end damage under his ownership. Subsequent photographs after the accident show the car received modified front wings which hang down to the front crossmember; the remainder of coachwork stayed intact. By 1955, ownership had changed hands once more to a Belgian named Gillard, but in 1957 well-known Bugatti dealer, Jean de Dobbeleer of Brussels, purchased the Type 55.

Part-owner of Precision Motor Cars, Bob Estes of California, eventually took ownership of chassis 55219 in order to use it as a parts car for his other Type 55, chassis 55230. The remainder of the car was then sold to Ray Jones of Birmingham, Michigan, in 1963. The Type 55’s present, highly attractive bodywork built in the style of the famous Jean Bugatti roadster design was created and fitted in the 1970s.

In 1988, the consigning owner purchased a car containing elements of 55219 and a four-year endeavour would soon commence to make the Type 55 whole again. After a great deal of research, three chassis were ultimately purchased to bring this goal to reality: 55219, 55229, and 51127. The Bugatti Owners Club officially recognised the reconstituted car on 17 August 1993 and issued a replacement chassis plate.

In 2008, a comprehensive mechanical and cosmetic restoration was undertaken by Leydon Restorations of Lahaska, Pennsylvania, bringing together the original components from the three cars acquired. While disassembled, independent Bugatti researcher David Sewell inspected the car. He concluded the chassis frame, engine, bulkhead assembly, gearbox, and differential casing contain the stampings indicating them to be correct to chassis 55219. However, during the restoration parts of the engine were determined to be too worn to use and today, the car utilises a different top crankcase and cylinder block. Both pieces remained in the possession of the consignor and accompany the sale.

Prior to being acquired by the consigning owner, the lower crankcase had been machined, removing some of the original factory stampings. Luckily, assembly number 36 remained on the front left arm and matched the same assembly number found on the top crankcase which further bore the correct “11” engine number stamping. Additionally, “11” was found stamped on the upper camshaft drive housing, in addition to both the exhaust and inlet camboxes.

This highly sought-after Type 55—clothed in timeless roadster bodywork in the style of the great Jean Bugatti—can be enjoyed by enthusiasts for decades to come.

Comme de nombreux constructeurs automobiles de premier plan de ce début du XXème siècle, Bugatti se servit de ses succès en compétition pour faire progresser ses voitures de tourisme. Dans le cas de la Type 55, lancée en 1932, les liens avec le sport automobile sont assez clairs : c'était une héritière directe de la Type 51 de course, et elle était équipée comme cette dernière d'un huit-cylindres en ligne suralimenté de 2,3 litres à double arbre à cames en tête. Les 38 Bugatti Type 35 produites étaient généralement dotées d'une carrosserie sportive, souvent découverte, qui accentuait les liens de ce modèle avec la compétition.

Selon le rapport émis par l'expert de la marque David Sewell, c'est Bucar, l'agent Bugatti de Zürich, qui a commandé pendant l'hiver 1932 le châssis 55219 pour le compte de son client M. Edmond Reiffers, un notaire de Luxembourg. Une fois le châssis achevé, au printemps 1932, un employé de l'usine l'amena non carrossé, équipé d'un siège provisoire, jusqu'à la frontière, à seulement 160 kilomètres de l'usine.

M. Reiffers avait l'intention de lui commander une carrosserie de son choix, toutefois pas avant qu'Ernest, l'un de ses trois fils, ne l'ait engagé à plusieurs manifestations locales organisées par l'Automobile Club du Luxembourg, alors qu'il n'était muni que d'un capot, de projecteurs et d'un siège. En octobre de la même année, ce fut Pritchard & Demollin d'Angleur (Belgique) qui construisit une carrosserie de cabriolet quatre places pour cette Type 55.

La voiture fut vendue en 1938 à l'industriel Rudi Cloos, un résident luxembourgeois. Puis elle changea deux fois de mains, toujours dans le Grand-Duché, avant d'être mise à l'abri pendant la guerre. Lorsque la paix revint, en 1945, elle fut déterrée et immatriculée au nom de Pierre Schickes, un électricien sous la garde duquel, malheureusement, l'avant de la voiture fut endommagé. Des photos prises après l'accident montrent une voiture dotée d'ailes avant modifiées qui pendent jusqu'à la traverse avant, le reste de la carrosserie étant demeuré intact. En 1955, la Bugatti avait une fois de plus changé de propriétaire et se trouvait entre les mains d'un Belge nommé Gillard, et en 1957, c'est un concessionnaire Bugatti connu, Jean de Dobbeleer, de Bruxelles, qui se retrouva son propriétaire.

L'un des associés de Precision Motor Cars, un californien nommé Bob Estes, finit par prendre possession du châssis 55219 dans le but de l'utiliser comme donneur de pièces pour sa propre Type 55, le châssis 55230. Ce qui restait de la voiture fut vendu en 1963 à Ray Jones, de Birmingham (Michigan), et c'est au cours des années 1970 que l'actuelle et très attirante carrosserie de la Type 55 fut construite, dans le célèbre style des roadsters de Jean Bugatti.

En 1988, son actuel propriétaire acheta cette voiture qui ne comprenait que certains éléments du châssis 55219. Il s'engagea alors dans une aventure de quatre ans pour lui redonner tous ses constituants. Après de nombreuses recherches, il finit par acheter trois châssis pour lui permettre d'atteindre son objectif, les numéros 55219, 55229 et 51127. Le Bugatti Owners Club reconnut officiellement le 17 août 1993 la voiture ainsi reconstituée et lui attribua une nouvelle plaque de châssis.

En 2008, une restauration complète portant sur la mécanique et la carrosserie fut confiée à Leydon Restorations, de Lahaska (Pennsylvanie), qui réunit les composants d'origine des trois voitures achetées. Pendant qu'elle était démontée, l'expert Bugatti indépendant David Sewell examina la voiture. Il conclut que le cadre du châssis, le moteur, le tablier assemblé, la boîte de vitesses et le carter de différentiel portaient des marquages indiquant qu'ils étaient ceux du châssis 55219. Toutefois, la restauration montra que certaines parties du moteur étaient trop usées pour être conservées et, à ce jour, la voiture comporte un carter supérieur et un bloc-cylindres différents. Ces deux pièces ont été conservées par le vendeur et font partie de la vente.

Avant que son propriétaire actuel n'achète la voiture, le carter inférieur avait été réusiné, ce qui avait fait disparaître une partie des marquages d'usine originaux. Heureusement, le numéro de montage 36 demeure sur le bras avant gauche et il correspond avec le même numéro de montage que celui trouvé sur le carter supérieur qui, de plus, porte le marquage 11, qui est le bon. Ce 11 se retrouve de plus gravé sur le carter de distribution supérieur ainsi que sur les logements des arbres à cames d'admission et d'échappement.

Cette très recherchée Type 55, habillée d'une carrosserie intemporelle dans le style du grand Jean Bugatti, pourra faire le bonheur des amateurs pendant des dizaines d'années.